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La Malaisie est un état relativement méconnu de l’Asie du sud-est se situant entre l’Indonésie et la Thaïlande (comptant plus de 20 M d’habitants et 330 000Km²). C’est en 1999 que fut organisé le premier Grand Prix en Malaisie dans le but de conquérir un nouveau territoire pour les cigarettiers. Le circuit de Sepang se situe à 45 minutes de Kuala Lumpur la capitale. Il a été dessiné (comme presque tous les circuits de F1 moderne) par Herman Tilke. Son infrastructure était à l’époque la plus moderne sous tous les aspects. Sa construction débutera en septembre 1997 et s’achèvera très rapidement en décembre 1998 pour la « modique » somme de 150 millions de dollars. Son tracé original est long de 5.542 Km , comporte quelques 15 virages et surprend par sa très grande largeur (entre 16 et 25 m contre 8 à 12m habituellement). Son architecture futuriste en a fait le premier circuit du 3° millénaire. D’une capacité de 130000 personnes la tribune principale représente à elle seule 50000 places. En 2000 , le GP de Malaisie clôturait le championnat du monde avant d’être programmé depuis 2001 en début de saison juste après le GP d’Australie.
Projet :
La F1 moderne se moque du fort lobbying anti-tabac (7 écuries sur 11 sont sponsorisées par le tabac en 99) mais souffre des lois européennes interdisant la publicité. La loi Evin en France , la réglementation allemande ou encore la loi fédérale belge représente un frein pour les cigarettiers. La solution est simple : trouver des pays présentant un marché avec un fort potentiel d’expansion de vente de cigarettes. L’Asie représente ce marché en plein développement et la Malaisie représente un pays en plein développement économique. Il ne faut pas plus de raison pour que le monde de la Formule 1 concrétise le projet de GP en Malaisie. Le manager est responsable des travaux du circuit : Hussin Mohd Ali s’empressa de solliciter l’avis de tous les acteurs de la Formule 1 (même les pilotes comme M.Schumacher). Dés que les plans furent achevés l’emplacement du site choisi fut révélé. Il s’agissait d’une ancienne plantation de palmiers totalisant une surface de 260 hectares à 45 minutes de la capitale Kuala Lumpur.
Une Construction rapide:
Avant même d’entamer la construction des bâtiments 75 millions de m³ de terre furent déplacées. Plus tard pour redonner la scène verte originale au site 5000 palmiers furent plantés autour du circuit. Le principal défi était la durée des travaux qui devait être très rapide. Les premiers coups de pelles débutèrent au mois de septembre 1997 et les travaux s’achevèrent en décembre 1998 soit en 15 mois seulement. Mais le pari fut réussit pour la « modique » somme de 150 millions de dollars.
Un magnifique Tracé :
Le tracé de Sepang a été imaginé dans le but de disputer de " vrais" courses automobiles. La piste est longue de 5.542 Km exactement et très large. "Rendre les dépassements possibles fut la première de nos préoccupations " précise Abdulah Hamid Mohd Ali, l'homme en charge des travaux. " Pour ce faire, nous avons opté pour une largeur de piste oscillant entre 16 et 25 m alors qu'il est généralement question de 8 à 12 m."
"Après le départ situé en milieu de la ligne droite des stands, la première courbe à droite est assez délicate. Il faut rétrograder rapidement en seconde puis entrer immédiatement dans le virage N°2 où la piste s'élève. Le virage N°3 est un long droit assez facile. Il nécessite cependant un bon équilibre général de la voiture et une puissance élevée. Le virage 4 est un droit assez raide et très important. Il faut freiner dur dans le haut de ce virage en rétrogradant en troisième. Le N°5 et le N°6 forment un gauche droite rapide où l'on arrive à pleine vitesse à fond de quatrième puis en cinquième. Les virages 7 et 8 sont deux virages à droite très serrés. Le suivant arrive après une longue ligne droite qui vous oblige à freiner fort en rétrogradant en seconde puis à réaccélérer pour passer le N°10. Les pilotes auront besoin d'une voiture performante au plan aérodynamique pour sortir le plus vite possible du virage 11. Les 13 et 14 ensuite forment un enchaînement difficile où il sera très important de trouver la bonne ligne dans la seconde partie pour aborder la ligne droite. Le virage en épingle N°15 enfin est certainement le plus critique. Vous entrez dedans en freinant à haute vitesse après une longue ligne droite. La courbe est large donc cela ne devrait pas nous pénaliser. Une chose est sûre, c'est un endroit qui offrira un spectacle formidable aux spectateurs qui seront à cet endroit" déclarait Mika Hakkinen peu après avoir découvert le tracé du Grand Prix.
Les deux lignes droites sont très longues (927 m pour la plus longue). Le moteur est moyennement sollicité et fonctionne moins souvent que sur certains Grand Prix. Le bitume est lisse mais reste très agressif pour les pneumatiques. Sepang nécessite une monoplace "complète" pour pouvoir passer les différents types de virages. Question réglage on se retrouve avec des appuis moyens , suspensions dures et monoplace basse. Enfin il faut se méfiait de la chaleur mais surtout de l’humidité et des fortes averses. La piste a d’ailleurs était prévu avec un bitume spécial pour drainer la pluie.
Une architecture moderne:
Le site de Sepang a été réalisé dans le but de créer un véritable stade automobile du 3° millénaire. Le résultat est sublime. Ce circuit peut accueillir en tout 130 000 spectateurs. La grande double tribune construite en vis-à-vis de 140 mètres de long peut accueillir 50000 fans et en certains endroits les spectateurs peuvent voir jusqu'à 70% du tracé et donc de l’action. Cette gigantesque tribune a été alignée pour assurer l’ombre à tout moment de la journée. Le bâtiment des stands comprend trente boxes d’une surface de 200 m² chacun, équipés de 2 bureaux climatisés, d’une cuisine et de rideaux de fer commandés électroniquement. Une salle de presse pouvant contenir 600 journalistes ou encore des salons VIP équipés de vitres à l’épreuve des balles se trouve également sur le site de Sepang. La sécurité n’est pas à la traîne avec un mini hôpital entièrement équipé , opérationnel lors des grands évènements.
Point de vue :
Fernando Alonso (Renault) :"Les virages sont tous assez rapides, ce qui requiert un équilibre parfait et une aérodynamique efficace. Quant aux longues lignes droites, elles imposent de bonnes performances au freinage. Les courbes à rayon croissant, de plus, sont une torture supplémentaire pour les pneus arrière. Si tout n’est pas parfaitement réglé, il est impossible d’aller vite."
© Rédaction : Go-F1 |