Le vendredi, 8 décembre 2006 avait lieu la dernière apparition publique de Fernando Alonso en tant que pilote de l'écurie Renault. C'était à Monaco pour la remise des prix de la FIA.
« C'est mon dernier évènement auquel je participe en tant que pilote Renault, et après un fantastique partenairiat, c'est la fin parfaite, avec la commémoration de nos titres pilotes et équipes. Je suis très heureux de ce que j'ai fait chez Renault et maintenant, je me tourne vers un nouveau défi. »
Le vendredi, 8 décembre 2006 avait lieu la dernière apparition publique de Fernando Alonso en tant que pilote de l'écurie Renault. C'était à Monaco pour la remise des prix de la FIA.
« C'est mon dernier évènement auquel je participe en tant que pilote Renault, et après un fantastique partenairiat, c'est la fin parfaite, avec la commémoration de nos titres pilotes et équipes. Je suis très heureux de ce que j'ai fait chez Renault et maintenant, je me tourne vers un nouveau défi. »
Cette relation entre l'Espagnol et l'équipe Française a été ponctuée de grands moments. Voilà le top 15 des plus belles courses de Fernando Alonso chez Renault. Mais le jury est composé de membres qui ont bien connu le double champion du monde, en ayant travailler avec.
- Flavio Briatore, Directeur Général
- Pat Symonds, Directeur Exécutif de l’Ingénierie
- Bob Bell, Directeur Technique
- André Lainé, Directeur Général Adjoint, Viry-Châtillon
- Denis Chevrier, Responsable d’Exploitation moteur
- Rod Nelson, ingénieur châssis d’Alonso
- Rémi Taffin, ingénieur moteur d’Alonso
Nous vous présentons aujourd'hui cinq des courses marquantes de Alonso chez Renault, la quinzième jusqu'à la onzième.
Le verdict :
15ème : Grand Prix d’Australie 2005
Grille de départ : 13ème
Arrivée : 3ème
La saison 2005 ne commence pas en fanfare pour Alonso : à cause de la pluie qui a perturbé les qualifications, l’Espagnol s’élance de la 13ème place. Dès le départ, il engage une remontée spectaculaire : 10ème à la fin du premier tour, 7ème au 27ème tour, 5ème au 39ème, puis 3ème à dix boucles de l’arrivée.
Fernando Alonso : « Il est devenu apparent, pendant le premier relais, que l’usure des pneumatiques était très basse et que la voiture était compétitive. Cela signifiait que nous pouvions allonger mon deuxième relais. Cela a été la clé de ma course. Le début de course a été super. Comme dans un jeu vidéo ! »
Rémi Taffin : « Je n’ai jamais vu quelqu’un dépasser autant à Melbourne. Fernando était sur une autre planète. Dès la première course de la saison, il nous a montré l’ampleur de sa motivation. »
14ème : Grand Prix d’Italie 2003
Grille de départ : 20ème
Arrivée : 8ème
Alors que la Renault est rapide en essais libres, une panne électrique prive Alonso de son anti-patinage en qualifications. Tête à queue. Vingtième sur la grille, il arrache son aileron avant, le nez, endommage le fond plat de sa R23 après une collision avec une Minardi au départ. Il doit rentrer pour réparer. L’équipe bascule alors sur une stratégie à un arrêt. Alonso attaque, perd même un déflecteur sur les vibreurs… mais ses temps au tour ne s’en ressentent pas !
Fernando Alonso : « J’étais tellement énervé par cette succession d’événements imprévus… J’ai juste serré les dents et attaqué sans relâche. La perte du déflecteur ? Je ne l’ai pas sentie ! »
Pat Symonds : « Le résultat est modeste avec un point seulement mais la course de Fernando a été exceptionnelle. Sa constance en course, au volant d’une voiture très endommagée, est la marque d’un très, très grand champion. »
13ème : Grand Prix du Brésil 2005
Grille de départ : pole position
Arrivée : 3ème et champion du monde
Pas le moment de se montrer trop agressif. Le championnat des Pilotes est en ligne de mire. Alonso laisse rapidement passer les deux McLaren : une troisième place lui suffit. Il assure, passe la ligne et décroche le titre. Ce qui a impressionné son équipe ? Sa maîtrise de la situation. À aucun moment l’Espagnol n’a flanché ou montré un signe de faiblesse.
Fernando Alonso : « L’un des meilleurs souvenirs de ma vie, la consécration après tant d’années d’efforts. Je me souviens du dernier tour, de mon échange radio avec l’équipe sur la ligne. Je vivais un rêve éveillé. »
12ème : Grand Prix de Turquie 2006
Grille de départ : 3ème
Arrivée : 2ème
Alonso tient à contrer le retour de Michael Schumacher au championnat : 10 points seulement les séparent. Au départ, Massa et Schumacher s’élancent en tête, devant l’Espagnol. Lorsque la course est neutralisée dans le 13ème tour, Ferrari trébuche : les deux 248-F1 entrent simultanément dans la voie des stands. Schumacher, qui a 12 secondes d’avance sur Alonso, doit attendre son tour derrière Massa. La Renault en profite pour lui ravir la deuxième place. Elle ne la lâchera pas.
Fernando Alonso : « Nous savions qu’il serait presque impossible d’aller chercher Ferrari. Reprendre deux points à Schumacher dans ces conditions, c’était parfait. Dans le deuxième relais, il fallait attaquer très fort et ne pas commettre la moindre erreur pour garantir ma position. Pas simple sur un circuit aussi piégeux qu’Istanbul. »
Denis Chevrier : « Fernando bat une nouvelle fois Schumacher avec une voiture moins performante. Il le pousse à la faute (dans le triple gauche) et cela lui permet, au gré des ravitaillements, de ressortir devant et de résister avec assurance et intelligence aux attaques de la Ferrari en fin de course… Du grand art. »
11ème : Grand Prix de France 2005
Grille de départ : pole position
Arrivée : Vainqueur
Une domination nette et sans bavure : pole position, victoire et 2ème meilleur tour à 0.079 sec de Kimi Raikkonen, le grand rival au championnat. Alonso mène chacun des 70 tours de course et remporte la première victoire 100% Renault en France depuis 1983. Une belle course qui permet d'oublier la précédente course, celle des États-Unis.
Fernando Alonso : « Celle-là, je l’aurais peut-être mise dans le top 10 ! Un week-end parfait, qui m’a permis de m’amuser alors que les enjeux étaient énormes pour le championnat. Les chicanes rapides de Magny-Cours sont un régal… »
Bob Bell : « Une domination sans partage, du début à la fin du week-end… et une utilisation parfaite des vibreurs si spécifiques de ce circuit ! »
10ème : Grand Prix du Brésil 2006
Grille de départ : 4ème
Arrivée : 2ème et champion du monde, Renault champion du monde des Constructeurs
Alors qu’il possède dix points d’avance sur Michael Schumacher, Fernando sait qu’il lui suffit de marquer un point pour remporter le titre. Cependant, il ne peut assurer : avec 9 longueurs d’avance sur Ferrari, Renault n’est pas assuré de remporté la couronne des Constructeurs. L’Espagnol dispute une course parfaite de maîtrise, agressive en début de course puis prudente lorsque les positions semblaient établies. Il remporte son deuxième titre mondial et la sixième place de Giancarlo permet à Renault de décrocher le titre des équipes.
Fernando Alonso : « Je n’arrivais pas à décrire mes émotions au soir de cette course. Je crois qu’il va me falloir encore un peu de temps pour réaliser. J’ai 25 ans, je suis champion pour la deuxième année consécutive, nous remportons également la couronne des Constructeurs pour la deuxième fois… C’est exceptionnel. Ce jour a marqué également ma dernière course avec Renault, après 5 ans d’une relation fantastique. Il y avait beaucoup d’émotion. »
Pat Symonds : « Il y avait beaucoup de pression avant la course et Fernando a su gérer sa course comme à son habitude. Il n’a jamais montré un signe d’agacement du premier au dernier tour, parvenant même à gagner deux positions au final par rapport à sa place sur la grille. Le soulagement que nous avons tous ressenti après avoir remporté les deux couronnes à l’issue de la même course restera gravé dans ma mémoire. »
9ème : Grand Prix d’Europe 2005
Grille de départ : 6ème
Arrivée : Vainqueur
La McLaren de Kimi Raikkonen est en tête tandis que la Renault semble à la peine : Alonso a mis beaucoup d’essence en qualifications, il a été touché par Ralf Schumacher au départ puis a été ralenti par Coulthard pendant 20 tours. Débarrassé de l’Ecossais, il met la pression sur le leader, qui dispose alors de 14 secondes d’avance. Raikkonen tente de répliquer mais un freinage trop appuyé dans le dernier relais lui vaut un joli plat à l’avant. Sa voiture se met alors à vibrer méchamment. Alonso revient peu à peu. L’Espagnol est le plus rapide et son rival ne peut pas assurer. A un tour de l’arrivée, la suspension avant de la McLaren cède : c’est l’abandon. Alonso remporte la course et prend dix points à Raikkonen.
Fernando Alonso : « Un Grand Prix qui montre qu’il ne faut jamais baisser les bras jusqu’à l’arrivée. Nous savions que Raikkonen avait des problèmes et nous avons décidé de le pousser jusqu’au bout. Cette course a été déterminante au championnat. Elle mérite sa 9ème place… »
Rod Nelson : « Ce Grand Prix arrive en deuxième position sur ma liste. Fernando, très en retard à la mi-course, est revenu sur Raikkonen et lui a mis la pression jusqu’à l’abandon de ce dernier. C’est cela aussi, conduire en champion. »
8ème : Grand Prix du Japon 2006
Grille de départ : 5ème
Arrivée : Vainqueur
Alonso et Schumacher sont à égalité au championnat avec 116 points mais l’Allemand a l’avantage car il compte une victoire de plus que l’Espagnol. Les Ferrari dominent les qualifications mais, sur une piste plus fraîche, leurs performances rentrent dans le rang. Alonso, en deuxième position grâce à une crevaison de Massa, se met en chasse. Il n’a que 6 sec de retard sur Schumacher lorsque le moteur de ce dernier rend l’âme.
Fernando Alonso : « Honnêtement, je n’y croyais pas ! Je me suis dit qu’il fallait limiter la casse, que la fin de saison allait être très difficile… et je quitte Suzuka avec 10 points d’avance au championnat ! Oui, c’est une course qui restera gravée dans ma mémoire. »
André Lainé : « L’histoire se répète : le héros reste le même mais la victime s’appelle cette fois Michael Schumacher. Notre flamboyant Espagnol, mal qualifié, n’a rien lâché, dépassant ses adversaires l’un après l’autre. Il sait qu’il a entre les mains une voiture performante et fiable qui lui laisse presque toute latitude pour un pilotage agressif. Cette victoire, c’est le travail de toute une équipe : hommes du châssis, hommes du moteur, stratèges, mécaniciens, mais également notre fer de lance, Fernando. »
7ème : Grand Prix de Malaisie 2003
Grille de départ : pole position
Arrivée : 3ème
A 22 ans, Alonso devient le plus jeune auteur d’une pole position en F1. Il décroche, de plus, le premier podium de Renault depuis son retour en F1 au terme d’une course claire pendant laquelle il a dû passer les vitesses manuellement à cause d’un problème de software. Le prometteur Espagnol goûte au champagne dès sa deuxième course en bleu et jaune. Il est aussi le plus jeune pilote de l’histoire à monter sur un podium.
Fernando Alonso : « Un rêve éveillé du début à la fin. Première pole, premier podium… et l’attention médiatique qui commence à se centrer sur moi. J’ai réellement compris, ce jour-là, que j’étais devenu un pilote de F1 à part entière. »
André Lainé : « Première saison en tant que pilote titulaire avec nous, deuxième Grand Prix et déjà la pole position et le meilleur tour en course… Après nous avoir raillés pour avoir choisi Fernando aux dépens de Button, les médias prenaient la mesure du phénomène Alonso. Dans l’équipe, nous appréciions une performance impressionnante qui confirmait alors tout le bien que nous pensions déjà de lui. »
6ème : Grand Prix du Japon 2005
Grille de départ : 16ème
Arrivée : 3ème
Titré depuis la course précédente, Alonso veut montrer qu’il sait attaquer, dépasser et faire taire les critiques qui l’accusent d’avoir mené sa campagne 2005 comme un épicier. La pluie, comme souvent à Suzuka, perturbe les qualifications et l’Espagnol se contente de la huitième ligne. En course, il se livre à une véritable démonstration, passant la ligne en 8ème position après le premier tour ! L’Espagnol finira sur le podium après un sensationnel dépassement sur Michael Schumacher… dans le terrible 130R. Dans les dents des sceptiques.
Fernando Alonso : « Ce que je retiens ? Mon dépassement sur Schumacher. C’était franchement déraisonnable, trop risqué, mais il fallait que je tente quelque chose. Je n’en pouvais plus d’être derrière lui. Je devais tenter quelque chose… »
Pat Symonds : « J’aime les pilotes qui ont du caractère et je dois avouer que cette course m’a comblé, même si elle ne s’est pas soldée par une victoire. Je crois que personne n’a encore véritablement compris comment Fernando a pu dépasser Schumacher de cette manière, à cet endroit. Magique… »
5ème : Grand Prix d’Espagne 2006
Grille de départ : pole position
Arrivée : Vainqueur
Le Grand Prix ne doit pas sourire aux Renault, dont les Michelin semblaient moins en forme que les Bridgestone. Pourtant, cinq degrés de différence sur la piste au moment du départ font la différence et donnent l’avantage aux gommes françaises. Alonso, à domicile, réalise un festival dans le premier relais et dispose de 12 secondes d’avance avant son arrêt. Porté par son public, il est seul au monde.
Fernando Alonso : « Avec les deux derniers Grands Prix du Brésil, cette course est le meilleur souvenir de ma vie. Dans mon top 3 personnel ! Pat est venu me voir avant le départ il m’a dit que je devais avoir 5 secondes d’avance sur Schumacher au moment du premier ravitaillement si je voulais espérer gagner. Nous savions que ce serait très, très dur. Mais j’y suis arrivé : lorsque j’ai réalisé que je disposais de cette marge après une dizaine de tours, je savais que la course serait pour nous. »
Rod Nelson : « Ce Grand Prix est n°1 sur ma liste. Fernando parvient à remporter la course malgré une pression énorme, réalise son rêve de s’imposer à domicile et exécute un premier relais époustouflant. Barcelone allait être la première victoire d’une série de quatre consécutives. »
4ème : Grand Prix de Hongrie 2006
Grille de départ : 15ème
Arrivée : abandon
Pénalisé par les commissaires pour avoir tassé Robert Doornbos et ignoré un drapeau jaune en essais libres, Alonso s’élance le couteau entre les dents depuis la 15ème place de la grille. Sous la pluie, sa prestation évoque celle d’un Senna à Donington en 1993. Il est sixième à la fin du premier tour et il prend le commandement dans le 18ème tour ! Las, il doit abandonner à la suite d’un problème à la roue arrière droite alors qu’il vise la victoire.
Fernando Alonso : « C’était une course stratégiquement très importante pour nous et, malheureusement, j’ai abandonné pour la première fois de la saison. Dommage, parce que les performances de la voiture dans ces conditions étaient fantastiques. Les premiers tours de course ont été intenses. »
Denis Chevrier : « Un festival exceptionnel. Seul Ayrton Senna avait offert une telle démonstration de talent sous la pluie, à Donington en 93. Nous sommes dans le même domaine. Seuls les grands champions en sont capables. J’ai classé cette course n°1. »
3ème : Grand Prix de Chine 2005
Grille de départ : pole position
Arrivée : Vainqueur, Renault champion du monde des Constructeurs
Lorsque Renault se présente à Shanghai, McLaren pense avoir l’avantage. Les jolies performances des R26 équipées d’une évolution moteur très sensible ? Ron Dennis les ignore, pensant que l’équipe franco-britannique bluffe. Il en sera pour ses frais : Alonso mène la course de bout en bout malgré la neutralisation de l’épreuve à plusieurs reprises. Montoya abandonne, Fisichella est quatrième : Renault remporte le titre des équipes.
Fernando Alonso : « Il s’agit d’une de mes courses préférées. Nous n’étions pas les favoris au départ mais avons battu la concurrence à la régulière. La voiture était impeccable, le moteur impressionnant de puissance : nous avons joué un bon tour à McLaren… »
Rod Nelson : « Titré à Interlagos, Fernando a enfin pu se donner à 100% pendant le Grand Prix de Chine 2005. Il a attaqué tout le week-end et n’a pas terminé un roulage en dehors du top 3. Il a fait la pole puis n’a jamais été délogé de la première place malgré deux safety cars qui ont réduit notre avance à néant. C’est sa performance qui offre le titre constructeurs à Renault. »
2ème : Grand Prix de Hongrie 2003
Grille de départ : pole position
Arrivée : Vainqueur
Pour sa 13ème course pour Renault, Fernando Alonso se hisse une nouvelle fois en pole position, devant Ralf Schumacher. Sur le tourniquet hongrois, il s’élance en tête, tandis que Mark Webber prend la deuxième place et ralentit les autres concurrents. Lorsque ces derniers se débarrassent de la Jaguar, Alonso est déjà loin… L’Espagnol devient alors le plus jeune vainqueur de Grand Prix de l’histoire.
Fernando Alonso : « Il fallait que ce Grand Prix figure parmi les trois premiers. Je suis d’accord avec ce choix ! J’ai décroché ma première victoire quelques semaines après ma première pole position et mon premier podium. Cette saison 2003 a vraiment été exceptionnelle. Je me souviens du dernier tour, de l’émotion de l’équipe à l’arrivée, de l’hymne espagnol… Qui pourrait oublier ça ? »
Rod Nelson : « J’ai classé course en quatrième position, non seulement parce qu’il s’agit de la première victoire de Fernando mais aussi parce que tout ne s’est pas passé parfaitement ce week-end, notamment avec un moteur cassé le vendredi et peu de roulage pour préparer les qualifs. En course, Fernando était tellement rapide qu’il a pris un tour à Schumacher à dix tours de la fin. Et alors que tout allait pour le mieux, il nous a fait une belle frayeur en repartant de son ravitaillement en deuxième vitesse. Il a presque calé… »
1er : Grand Prix de Saint Marin 2005
Grille de départ : 2ème
Arrivée : Vainqueur
C’était il y a un peu plus d’un an mais ce Grand Prix fait déjà partie des grands classiques de la F1. Dans les 13 derniers tours, Fernando Alonso et Michael Schumacher sont à la lutte, jamais séparés de plus d’une seconde. La Renault n’est pas la plus rapide, elle rend presque deux secondes par tour à la Ferrari. Mais il est impossible de dépasser à Imola. Alonso ralentit Schumacher au maximum dans les virages serrés avant de profiter de la traction qu’offre sa R25 pour reprendre un peu d’avance. Le Baron Rouge essaie de passer à de multiples reprises mais il se casse les dents. L’Espagnol, en effet, ne craquera pas sous la pression et s’imposera. Après l’arrivée, Renault avouera que le moteur d’Alonso avait souffert à Bahreïn et le pilote était parvenu à décrocher la victoire tout en le préservant. Une confidence qui donne encore davantage de relief à cette course culte.
Fernando Alonso : « Un formidable souvenir. Imola est une piste sur laquelle il est quasiment impossible de dépasser. Schumacher était plus rapide mais il n’a pas pu trouver la faille car je savais comment me défendre. Ces vingt tours de bagarre ont été intenses, mais également très amusants car je ne me suis jamais vraiment senti menacé. Pour les spectateurs, je crois que le show a été très sympathique ! »
Flavio Briatore : « Pour moi, c’est la meilleure prestation de Fernando pour Renault. Lors de cette course, il a montré qu’il avait la carrure d’un champion du monde. En résistant à Schumacher comme il l’a fait, il a non seulement offert un spectacle fantastique, il a fait étalage des qualités qui allaient lui permettre de coiffer la couronne cette année-là : rapidité, vision de la course, résistance à la pression. »
Réalisé en collaboration avec le Renault F1 Team. Photos RenaultF1