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Les transferts du siècle !
Fernando Alonso, double champion du monde (2005 et 2006) a décidé de conduire une McLaren en 2007. Est-ce un pari risqué pour sa carrière? On pourrait en débattre longtemps. Mais il faut savoir que des cas comme celui-ci, il y en a eu quelques uns en Formule 1. Les voici.
Fernando Alonso, double champion du monde (2005 et 2006) a décidé de conduire une McLaren en 2007. Est-ce un pari risqué pour sa carrière? On pourrait en débattre longtemps. Mais il faut savoir que des cas comme celui-ci, il y en a eu quelques uns en Formule 1. Les voici.
Juan Manuel Fangio, 1952, 1954 et 1957
L’Argentin avait remporté le titre de 1951, avec Alfa Romeo. Aussitôt la saison terminée, il quitte Alfa Romeo pour l’autre équipe italienne, Ferrari. Mais, malheureusement pour lui, il connaît un violent accident à Monza. Saison terminée pour lui, alors qu’elle n’est pas commencée!
À cette époque, disons que les transferts étaient plus ¨faciles¨ que maintenant. Fangio, après avoir disputé deux courses avec Maserati en 1954, décide de courir chez l’écurie Mercedes, qui revient sur les circuits après une quinzaine d’années d’absence. Il est couronné champion, après avoir dominé le plateau.
Pour 1957, le quadruple champion revient chez Maserati. Sa dernière saison complète est toujours aussi facile, en devançant de 15 points le deuxième au classement, Stirling Moss. (Fangio avait terminé 1957 avec 40 points)
Alberto Ascari, 1954
Après avoir été double champion du monde avec Ferrari, l’Italien rejoint Maserati pour 1954. Enfin… pour deux courses, car il participera au GP d’Italie avec une voiture de la Scuderia. Mais il disputera au GP d’Espagne avec une Lancia! En plus de s’avoir baladé d’équipe en équipe durant l’année 1954, toutes ses courses se sont soldées par un abandon!
Denny Hulme, 1968
Après avoir remporté le championnat du monde des pilotes de 1967 avec Brabham, le Néo-zélandais fît le saut chez McLaren, où il restera jusqu’à sa retraite. Il termina l’année 1968 avec une troisième place au classement final avec 2 victoires et trois podiums, comme en 1967. Mais cela n’empêcha pas Graham Hill d’être couronné champion.
Jackie Stewart, 1970
Après avoir littéralement dominé la saison 1969, l’Écossais a dû trouver l’année suivante très longue. Arrivé chez March en début de saison après avoir laissé Matra, il remporte le deuxième Grand Prix de la saison, en Espagne. Mais malgré trois pôles et une victoire, les qualifications et les courses décevantes se succèdent. C’est bien décevant pour un récent champion du monde, qui disputera les trois dernières courses de 1970 avec l’équipe Tyrrell. Une combinaison gagnante est alors née!
Niki Lauda, 1978
Après avoir été champion du monde en 1975 et 1977, et après avoir frôlé la mort au Nürburgring en 1976 alors qu’il dominait allégrement le championnat du monde, Niki Lauda quitte la Scuderia Ferrari pour Brabham. Pour que l’Autrichien ait quitté l’équipe Italienne à trois courses de la fin, il fallait bien que ce soit à cause des relations épouvantables qu’il avait avec son patron, Enzo Ferrari, dues à son changement d’équipe.
En 1978, Lauda termina l’année avec une quatrième place au championnat des pilotes, avec aucune victoire.

Nelson Piquet, 1988
D’accord, il avait gagné son troisième titre en 1987 avec Williams mais ses relations avec le grand patron, Sir Frank Williams, n’étaient pas au beau fixe. Alors, il est partit chez Lotus qui avait le bloc Honda, le meilleur moteur du plateau à l’époque, qu’il connaissait bien car les Williams étaient équipées d’Honda en 1986 et 1987. Le moteur Japonais faisait le bonheur chez McLaren, mais pas chez Lotus où Piquet ne récolta que trois podiums et aucune pole position.
Alain Prost, 1990
L’histoire est connue de tous. Après avoir remporté trois titres avec McLaren, le français débarqua chez Ferrari. Mais tout cela est lié avec des relations difficiles qu’il avait dans son équipe.
Quand Senna dépassa Prost au premier tour du Grand Prix de Saint-Marin (après le deuxième départ), la guerre débuta entre le Brésilien et le Français. Au Grand Prix du Japon, avant-dernier GP de la saison, Senna heurta Prost, abandon du français, Senna gagne la course, mais est disqualifié peu après. Mais tout au court de la saison, le duel est féroce. Tout autant sur la piste que dans les médias.
Et ses relations ne sont pas juste difficiles avec le Brésilien. Dans une interview publiée peu avant le GP du Japon, Prost traite son patron Ron Dennis d’hypocrite! Et finalement, on croît que Honda donne un meilleur moteur à Senna, plutôt qu’à Prost. Tout cela le pousse à aller courir chez les rouges.
Michael Schumacher, 1996
Que l’Allemand aie changé d’équipe, passant de Benneton à Ferrari, représente la naissance de la combinaison pilote-équipe la plus productive de l’histoire de la Formule 1.
En 1995, Schumacher surprend tout le monde en décidant de quitter l’équipe qui lui a offert deux titres de champion du monde pour rejoindre une Scuderia Ferrari amochée ayant gagné 2 courses en 5 saisons.
À la fin de 1996, l’Allemand termina au troisième rang des pilotes, derrière Hill et Villeneuve, pilotes étant propulsés par les archi-puissantes Williams-Renault. Mais il pouvait se consoler en sachant que Alesi et Berger, les pilotes Benneton de 1996, ne gagnèrent aucun Grand Prix.
Mais quand même, 1996 était le début de ses succès que l’on connaît tous.
Damon Hill, 1997
Décidément, on peut se demander ce que Frank Williams fait avec ses pilotes britanniques en voie de devenir champions du monde! Il avait annoncé en 1992 que Mansell sera remplacé Prost, juste avant que le moustachu remporte le titre des pilotes! Et pour 1997, Sir Frank remet ça avec Damon Hill!
Alors que Mansell était aller gagner aux États-Unis, Hill aboutit chez Arrows, une faible équipe. Ce fut pour lui une saison difficile en 1997, alors qu’il voyait Jacques Villeneuve, son ancien co-équipier chez Williams, dans la lutte au titre. Mais au moins, le fils de Graham Hill se qualifia troisième en Hongrie et mena la course jusqu’au dernier tour. Villeneuve le dépassa alors que le pilote britannique connaissait des ennuis de boîtes de vitesse. Ce dernier a fini deuxième de cette course qui fut la seule course digne de son titre de précédant champion du monde.
Fernando Alonso, 2007
Les hypothèses sont nombreuses pour savoir ce qui a poussé l’Espagnol double champion du monde à signer chez l’équipe germano-britannique. Son ancien patron chez Renault, Flavio Briatore, croit que ce transfert est dû à l’incertitude qui régnait alors à la participation de Renault en F1 pour les années à venir. Alonso n’a aucun regret et accepte totalement son choix, en affirmant que McLaren sera dans les équipes à battre pour 2007. Pourtant, l’équipe au bloc Mercedes a connu une saison difficile en 2006 qui se termina avec aucune victoire, pour la première fois depuis 1996. Est-ce que l’arrivée d’Alonso, l’arrivée de commanditaires majeurs et l’arrivée de Bridgestone réglera le tout?
C’est ce qu’on va voir
Félix Bernier
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