Photos
 2001  2002  2003  2004  2005  2006  2007  2008 |
Toyota et le sport automobile sont intimement liés depuis près d’un demi-siècle.
Le palmarès de Toyota Motorsport est riche de nombreux titres acquis sur tous les terrains – rallye ou circuit – et sur tous les continents : en WRC (43 victoires, 7 couronnes mondiales), en CART (champion 2002) et dans de nombreuses autres formules monoplaces ou GT. Sans oublier une aventure aux 24 Heures du Mans qui avait pour vocation de préparer l'arrivée de Toyota dans l’autre pinacle du sport automobile, de la vitesse et non plus de l’endurance, la Formule Un. Toyota est non seulement l’un des leaders mondiaux de l’industrie automobile, mais aussi l’un des plus entreprenants. En choisissant de participer à un large éventail de compétitions distinctes, Toyota place délibérément ses machines et ses équipes de course dans l’environnement le plus concurrentiel qui soit.
La devise de Toyota Motorsport étant de relever les plus grands défis dans tous les domaines entrant dans sa sphère de compétence, il était logique de tenter de gravir l’Olympe du sport automobile, la Formule Un. En Janvier 1999, par la voix du Président de Toyota Motor Corporation, Hiroshi Okuda, l’entreprise a rendu publiques ses intentions d’entrer en Formule Un et de venir défier les plus grands constructeurs mondiaux sur leur terrain de prédilection.
Choisir de concevoir moteur et châssis sous le même toit en partant d’une feuille blanche et sans avoir une once d’expérience dans la discipline n’était pas la moins courageuse des entreprises de Toyota.
Le projet a logiquement pris corps dans les usines de Cologne, quartier général historique de Toyota Motorsport en Europe.
La première monoplace Toyota F1, la TF101, a vu le jour en Mars 2001. La voiture laboratoire a écumé 11 circuits dans l’année, répartis sur trois continents, aux mains de ses deux pilotes, Mika Salo et Allan McNish. Objectif : engranger de l’expérience et des kilomètres avant de se lancer dans le grand bain de la compétition.
L’écurie officielle devient Panasonic Toyota Racing, et porte sa première F1 de course (la TF102) sur les fonts baptismaux à la fin 2001.
La première année de participation au championnat du monde de Formule Un est porteuse d’espoir. L’entrée en matière est même fracassante, le point de la 6è place décroché par Mika Salo, lors de la manche inaugurale de l’exercice 2002, organisée sur le circuit de l’Albert Park, à Melbourne (Australie), qui est également le premier Grand-Prix de Toyota !
Le Finlandais rajoute une unité à son compteur au Brésil, et Toyota dote son projet F1 de solides fondations.
En 2003, Toyota passe la vitesse supérieure. Ses deux nouveaux pilotes, Olivier Panis (dernier français vainqueur de Grand-Prix, qui s’est taillé une solide réputation de fin metteur au point) et Cristiano da Matta (frais émoulu du Champ Car dont il est champion en titre) ramènent 16 points dans leur besace. Leur tableau de chasse est complété par quelques hauts faits d’arme : une 3e place en qualification aux USA et au Japon, et 17 tours de course en tête en Grande-Bretagne.
2004 fut plus mitigée au niveau statistique, et avant tout une annéede transition pour renforcer le département technique de l’écurie,avec l’arrivée de Mike Gascoyne. Toyota totalise 9 points et une 5è placepour meilleur résultat, signé Olivier Panis, à l’occasion de son 150è Grand-Prix.Le Grenoblois prend du recul l’année suivante et met son talent au service du développement de la TF105, dont les pilotes titulaires sont Jarno Trulli et Ralf Schumacher, deux vainqueurs de Grand-Prix.
Panasonic Toyota Racing récolte les fruits de son investissement dans sa quatrième année de présence en Formule Un. Jarno se pose comme l’un des plus grands pourfendeurs de chronomètre en qualification, et offre aux hommes de Cologne leur premier podium dès la deuxième épreuve (Malaisie). Il réédite son exploit à Bahreïn puis en Espagne. Ralf n’est pas en reste, avec 14 arrivées dans les points en 18 départs, et deux podiums (Hongrie et Japon). Le millésime 2005 est à ce jour le meilleur cru de l’épopée Toyota en Formule Un. Il est rendu encore plus pétillant par la 4è place au championnat Constructeurs, acquise après seulement 69 présences en Grand-Prix.
En 2006 les défis ne manquaient pas : la nouvelle architecture moteur (V8) et les gommes du nouveau partenaire pneumaticien (Bridgestone) ont dû être harmonieusement intégrées dans le package de la TF106. L'objectif avoué n'a pas été atteint et Toyota a terminé au 6è rang du championnat du monde Constructeurs, malgré une compétitivité certaine qui lui a permis d'être à deux doigts du podium en plusieurs occasions. Après un début de saison semé d'embûches, Panasonic Toyota Racing a démontré avoir une grande capacité de réaction.
En 2007, Toyota sera l'une des formations les plus stables du plateau. Mêmes pilotes titulaires, même direction et mêmes responsables de l'ingénierie. Les rouages de l'entreprise F1 sont bien huilés et doivent permettre à Toyota de bien digérer le menu des nouvelles réglementations techniques et sportives FIA : deux spécifications de pneus secs fournis par un même manufacturier (Bridgestone), gel et homologation des moteurs (dont le développement sera sévèrement restreint les trois prochaines années), renforcement des structures de sécurité devant satisfaire aux niveaux critères des crashs-tests. Les ambitions de Toyota sont inchangées : gravir un à un les échelons de la hiérarchie mondiale et remporter sa première victoire en Grand-Prix.
© Rédaction : Toyota-f1.fr |