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Sébastien Bourdais est né le 28 février 1979, au Mans, en France. Après avoir remporté à quatre reprises consécutives le championnat du Nord-Americain de Champ Car, il a enfin décroché une place en F1 et réalise ses débuts avec l’écurie Toro Rosso.
Sébastien Bourdais est plongé très jeune dans le monde du sport automobile par son père, Patrick, qui a disputé les 24 heures du Mans entre 1993 et 2005. Le Français commence par le karting, série dans laquelle il décroche ses premiers titres, champion de ligue Maine-Bretagne en 1991, avant de passer en monoplace, où ses débuts sont plus que prometteurs. Le Manceau laisse entrevoir un fort potentiel. Vice champion de Formule Renault en 1997, le français réalise de belles performances, mais, victime de malchance en fin de saison, il laisse le titre lui échapper. En 1999, il devient champion de France de Formule 3. En 2002, pour sa troisième saison, il est sacré champion en Formule 3000. Cette même année, il se fait aussi remarquer aux 24 heures du Mans, dans l’équipe Pescarolo Sport.
En 2002, il est sur le point d’entrer enfin en F1. Il tente d’être engagé par Arrows mais malheureusement pour le français, cette transaction n’aboutira pas et l’équipe fera faillite. IL tente de se faire une place chez Renault F1. Mais l’écurie française va préférer Franck Montagny, malgré les meilleurs résultats de Bourdais. C’est alors qu’il décide de tenter sa chance aux États-Unis, en rejoignant la puissante écurie de Champ Car Newman-Haas Racing (codirigée par Carl Haas et le célèbre acteur Paul Newman).
Ses débuts sont époustouflants. Il égale la performance de Nigel Mansell réalisée en 1993. Pas moins de trois victoires au cours de sa première saison. Malheureusement trop irrégulier, il ne sera pas en mesure de se battre pour le titre et termine 4eme du championnat pour sa première saison. En revanche, les saisons d’après sont grandioses. Il s’habitue parfaitement à sa monoplace et réalise un exploit. En 2004, 2005, 2006 et 2007, il domine le championnat et décroche quatre titres de champion consécutifs. En 2005, Sébastien participe aux 500 miles d’Indianapolis mais abandonne après deux touchettes.
En 2006, il remporte les 12 heures de Sebring. En 2007, il fait son retour aux 24 heures du Mans au volant d’un Peugeot 908. Il termine deuxième juste derrière de l’Audi R10. Malgré cette supériorité, Bourdais ne rêve que d’une seule chose, pouvoir s’essayer en Formule 1. Après les déboires des années 2000, il est persuadé que ses chances sont terminées et qu’il n’entrera jamais dans la catégorie reine. En décembre 2006, son nouveau manager, le fils de Jean Todt, Nicolas Todt, lui permet d’obtenir 3 jours de tests au sein de la Scuderia Toro Rosso. En juillet, il est de nouveau invité sur le circuit Belge de Spa. Tests concluants, Bourdais trouve la porte de la F1 et signe le 10 aout pour un poste de titulaire de la petite équipe.
En 2008, il débute donc sa carrière en F1. Il réalise un premier GP de Melbourne des plus spectaculaires réussissant à contenir des BMW, Renault ou encore McLaren derrière lui. A trois de la fin, le français aurait réalisé le meilleur résultat jamais vu pour une première course. Il était quatrième à quelques secondes du podium quand il est contraint à l’abandon suite à une défaillance mécanique. Il est tout de même classé 7ème et gagne deux points.
En revanche, au Grand Prix suivant, en Malaisie, il abandonne dès le premier tour, victime d'une sortie de piste (voiture déventée). Au Grand Prix de Bahreïn il débute la course en 15e place et finit la course à la même place. Au Grand Prix d'Espagne sur le circuit de Montmelo, il est 16e sur la grille de départ mais fait les frais d'un accrochage avec Nelson Piquet Jr au huitième tour. En Turquie, il abandonne au vingt-septième tour suite à une rupture mécanique alors qu'il avait pris le départ à la dix-huitième position.
Au Grand Prix de Monaco, où débute la STR3, il n'atteint pas la Q2. Il finit sa course dans le rail de la courbe du Casino, en conditions de pluie. Début juin, lors du Grand Prix du Canada, il finit en treizième et dernière position. Le 22 juin a lieu le Grand Prix de France où Sébastien doit se battre avec un train arrière survireur mais il réussit a passer la Q1. Sa course est plus mitigée car il finit dix-septième. Au Grand Prix de Grande Bretagne, il passe pour la quatrième fois en Q2. En course, il est handicapé par une stratégie à un arrêt, il finit 11ème. En Allemagne, il passe en Q2 mais il ne se qualifie qu'en quinzième position. Il terminera la course à la douzième place.
En Hongrie, il passe en Q2 et se qualifie initialement en quatorzième position mais il sera pénalisé (Bourdais était néanmoins lancé dans un tour rapide) de cinq places sur la grille de départ pour avoir gêné Nick Heidfeld et partira en dix-neuvième position. Il terminera finalement dix-huitième. Lors du Grand Prix d'Europe, sur le nouveau tracé urbain de Valence, il passe pour la première fois de sa carrière en Q3, se qualifie en dixième position et termine la course à la même place.
Au GP de Belgique, en Q1, Sébastien signe un exceptionnel meilleur temps qui le propulse en Q2 où il fait le 8ème temps et en Q3 où il finit 9ème. Le lendemain, il prend un excellent départ pour se retrouver 5e derrière les gros calibres (Lewis Hamilton, Kimi Räikkönen, Felipe Massa et Fernando Alonso) Au dernier tour, tandis qu'il pointe à la 3e place (synonyme de podium), les intempéries le font rétrograder de quatre places, au profit entre autres de son coéquipier, ses devanciers étant chaussés de manière plus adaptée. Il termine finalement 7e de la course.
Lors du Grand Prix d'Italie, le pilote français effectue la meilleure séance de qualification de sa carrière, puisqu'il accède pour la troisième fois de suite à Q3 et se qualifie en quatrième position, alors que son coéquipier Sebastian Vettel obtient la pôle. Sa course du lendemain est faite complètement dans l'ombre de ce dernier (surprenant vainqueur), la panne de son système anti-calage lui faisant perdre un tour dès le départ. La course ayant commencé sous voiture de sécurité, il se retrouve dans le groupe du fond de grille avec son tour de retard. Malgré cela, l'écart à l'arrivée avec les premiers est sensiblement analogue. Il défait notamment son retard sur Adrian Sutil, qu'il passe, et sur Rubens Barrichello. Il pointe régulièrement dans le top 8 des meilleurs tours en course. Il est également compétitif en fin de course sur piste asséchée, et prend donc finalement la deuxième place de ce classement.
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