Photos
 2006  2007  2007  2008 |
1984- 1995 :
Kubica (prononcé Kubitsa) est né à Cracovie le 8 décembre 1984. Il connaît une enfance un peu plus aisée que les gosses de son âge. Il commence très tôt à piloter de petites voitures que lui offre son père vers quatre ou cinq ans. La première voiture qu’il obtient possédée un petit moteur quatre temps de seulement 2 chevaux. Mais avec, le petit Kubica ressentait ses premières sensations de vitesse lorsqu’elle frisait les 45 Km/h. Son père lui construisait des petits slaloms sur des parkings avec des bouteilles remplies de sable. La deuxième voiture qu’il a reçu de son père allait nettement plus vite, jusqu'à 90 Km/h. Seulement le petit Kubica dégradait trop vite les pneus arrière à trop déraper et son père avait le plus grand mal à en trouver. Et c’est à l’âge de 7 ans que son père lui offrit un vrai Kart. Dès ce moment là, il manifeste l’envie de courir dans les meetings. Seulement il est encore trop jeune à cette époque là : il ne peut pas avoir la licence requise pour participer aux essais officiels et aux courses.
1995- 1997 :
Il dut attendre ses 10 ans pour disputer sa première course : un jour d’avril 1995 à Pozman. A cette époque, la famille Kubica vit dans un petit appartement de 50 m² mais si le jeune Kubica avait besoin d’un nouveau Kart son père lui payait. Le père du jeune pilote savait bien que pour progresser celui-ci avait besoin d’un bon matériel. Il se lie avec Jurek Wrona, un très bon mécanicien, l’un des meilleurs de Pologne , qui l’aidera beaucoup à ses débuts. Jurek va le suivre pendant 5 ou 6 saisons. Il se révèlera excellent pour préparer les moteurs mais il n’avait aucune expérience pour la préparation des châssis.
1998 :
Son talent était vraiment trop grand pour être cantonné sur le sol national. Pour progresser et réaliser ses rêves il devait sortir de sa Pologne natale. Son père qui tenait une société de production de CD jusque là pouvait subvenir à la passion de son fils. Malheureusement, lorsque cette société fit faillite, la famille Kubica ne pouvait plus financer les déplacements de Robert en Italie. Par bonheur, à cette époque, le jeune Robert reçut une proposition de l’équipe CRG de Karting qui lui offrait une place de pilote usine. Sans cette place s'en était peut-être fini de la carrière de Kubica. CRG remarqua son talent après seulement 3 ou 4 courses sur le sol italien en tant que privé. L’Italie lui proposa bien plus d’opportunités et il resta définitivement dans ce pays à partir de ses 14 ans. Cet exil était nécessaire pour sa carrière d’autant plus que chez CRG il se retrouva au départ pilote d'essais. Une chance pour ce jeune pilote qui a pu accomplir un nombre de kilomètres incroyables. Après ce court passage en temps que pilote d’essais, il a pu prouver son talent en piste. Et quel talent. Il finit 2° du championnat d'Europe et 1° au championnat d'Italie et il remporta même la "Monaco Cup".
1999 :
En 1999, après la saison fantastique dans le team CRG, il resta dans la même équipe et remporta une nouvelle fois le championnat d'Italie mais aussi celui d'Allemagne.
2000 :
Après une nouvelle saison fructueuse, il décide de changer de team et de passer chez Birel (karting) en Formule A. Il finit 4° aux championnats d'Europe et du Monde. Après ses incroyables succès en karting, le jeune Kubica (16 ans) se sent prêt à franchir le pas de la monoplace. Une offre bienvenue lui sera alors proposée par Daniel Morelli, alors manager de Pedro Diniz. Contacté par celui-ci à la fin de la saison 2000, il est invité à Valence pour la dernière manche du championnat de F.Renault 2 litres.
2001 :
En 2001, à Monaco, le jeune kubica et Daniel Morelli se revoient. Morelli lui propose pour la mi-saison un test à Ledenon qui se passe très bien. Ce test lui permet de trouver un baquet dans l'écurie italienne RC Motorsport.
2002 :
Pour sa deuxième saison en F.Renault, chez RC Motorsport, il finit 2° du championnat d'Italie avec pas moins de 4 victoires malgré de nombreux problèmes techniques.
2003 :
Pour cette saison, Kubica se lance un nouveau défi : la F3 Euro Séries. Engagé chez Prena Powerteam, tout semblait parfait avant d'entamer la saison 2003. Malheureusement, un événement inattendu survint à seulement une semaine du coup d'envoi. Kubica fut victime d'un accident de la route alors qu'il était passager et se retrouva avec de vilaines fractures qui nécessitèrent plusieurs opérations. Le jeune pilote fut donc obligé de louper les trois premiers week-ends, soit six courses. Heureusement il fut très bien soigner en Italie avant d'être pris en charge par Riccardo Ceccarelli (médecin de l'écurie Toyota f1). Il récupéra donc de manière très rapide et il gagna dés son retour au Norisring! Cette victoire représente une incroyable surprise car il ne pilotait pratiquement que d'une main.
2004 :
En 2004 il se retrouva pilote Mercedes au sein du team ASL-Mücke toujours en F3 Euro Series. Mais malgré son talent, sa voiture subit la loi de l'écurie ASM. Il accepta ensuite de faire un bref passage au sein du team Manor Motorsport pour le célèbre GP de Macao avec Lewis Hamilton comme équipier. Il réalise une superbe performance en signant la pôle position et le meilleur tour en course. Il manqua la victoire de peu mais il prouva qu'il pouvait être très rapide au volant d'une bonne F3. Cette incroyable performance lui permettra de signer avec le team Epsilon en World Series By Renault pour la saison 2005. C’est Daniel Morelli, qui connaissait le patron Jan Villadelpot depuis l'époque Ligier, qui lui permit de participer à un test organisé au début décembre 2004 au Paul Ricard par Epsilon. Grâce à ce test très prometteur et malgré son budget de misère, Epsilon ne doute plus de son talent et décida de l'engager.
2005 :
Kubica remboursa sa dette auprès d'Epsilon en leur offrant 4 victoires et les titres pilote et écurie. Il réalisa encore une pige au GP de Macao avec cette fois-ci le team Carlin Motorsport et se solde également comme l'an passé par une victoire ratée de peu. Mais Kubica reste heureux d'autant plus qu'il a le droit de piloter la Renault F1 championne du monde car il a remporté le titre World Series By Renault. C'est donc en décembre 2005 à Barcelone que Kubica arrive pour un test. Kubica arrive assez détendu mais il sait qu'il n'aura pas beaucoup de temps pour montrer son talent. Il disposera de trois heures pas plus. Dans ce test , il semble qu'il a plus à perdre qu'à gagner. Il veillera donc à ne pas commettre d'erreur et profiter jusqu’au bout de sa "récompense". Par la suite il se souviendra de la fin 2002 lorsqu'il avait été sorti du Renault Drivers Development et refusera toute proposition de la part de Renault. Ce refus sonne un peu comme une revanche mais Kubica prend un gros risque car à ce moment-là, il n'a pas de plan B. Renault décida d'insister et lui proposa de nouveaux tests à Jerez cette fois-ci : mais à la condition de signer un contrat préalablement.
"Avec Daniel (Morelli), nous avons pensé que tout cela allait un peu vite. Nous n’étions pas prêts, nous ne voulions pas prendre de décision hâtive. Notre dernière expérience avec RDD (Renault Drivers Development) n’avait pas été des plus satisfaisantes et, cette fois, nous ne voulions pas nous engager trop rapidement. Renault n’a pas voulu attendre. Tant mieux, car la suite des événements allait nous donner raison!" en effet quelques jours plus tard il reçut un coup de fil inattendu. "Nous parlions avec plusieurs écuries F1, mais pas BMW. Vraiment, leur coup de fil fut une énorme surprise. C’est une écurie promise à un grand avenir. Pour moi, c’est la situation idéale car nous allons grandir ensemble. C’est très coûteux et peu productif pour une écurie de F1 de recruter un néophyte, et c’est donc rarement pour une saison. Dés lors, la balle est dans mon camp. Le planning des tests, mon rôle en 2006, tout est fait pour me permettre de progresser à mon rythme, enfin d’être en mesure de montrer mon potentiel." quand on lui demande ce qu'il ressent comme premier Polonais en Formule 1, sa réponse est claire "Honnêtement, je suis seulement fier de mettre un pied en F1 ! Si j’étais français ou italien, j’aurais les mêmes sensations que maintenant. Dans un sens, c’est surtout un handicap car je dois apprendre aux médias polonais ce qu’est le sport automobile. L’intérêt pour la F1 est encore très faible dans ce pays. L’an passé, les retransmissions des World Series attiraient plus de téléspectateurs que les Grand Prix car, évidement, les gens se sentent plus concernés si l’un des leurs gagne. C’est déjà arrivé en Pologne avec le saut à ski. Personne ne s’intéressait à cette discipline avant que Adam Malysc ne remporte la coupe du monde ! En 2005, Daniel et moi-même avons fait de gros efforts pour que mes courses soient retransmises à la télévision parce que personne, en fin de compte, ne savait vraiment ce que je faisais.".
Et il conclut simplement "Normalement, je ne devrais pas être là. C’est contre toute attente..." Kubica deviendra t-il une fierté nationale pour la Pologne?
2006 :
Durant le début de la saison 2006, il sera placé dans l’écurie BMW en tant que troisième pilote. Malgré qu’il ne puisse conduire que les vendredis, il ne tardera pas à se faire remarquer positivement. Ses temps étant parfois les meilleurs du week end. En cours de saison, suite au départ un peu forcé de Villeneuve, il se retrouvera titularisé plus tôt qu’il l’espérait. Lors de son premier GP en Hongrie, il réalisera une performance remarquée malgré quelque petites erreurs sous la pluie. Lors du GP de Monza il parviendra - et ceux après seulement trois courses - à monter sur le podium. Il devient de fait le premier Polonais à monter sur un podium de Formule 1.
La saison 2007 ne sera pas aussi belle que la précédente. Il sera assez largement dominé par son équipier Nick Heidfeld avant de subir le crash de la saison au GP du Canada. Alors qu’il évoluait à une lointaine place au sein du peloton, un accrochage avec la Toyota de Trulli lui arracha son aileron avant. Sans appui aérodynamique, sa monoplace décolla littéralement avant de percuter un mur de béton à pleine vitesse (environ 230 Km/h). Grâce à la sécurité renforcée des cockpits de F1, le polonais ne souffra finalement que d’un léger traumatisme crânien. Il ne ratera qu’un seul GP, celui des USA, avant de revenir très en forme en France où il terminera à une belle quatrième place.
En 2008, son objectif sera de faire gagner son équipe BMW et d’être le premier polonais vainqueur d’un GP.
© Rédaction : Go-F1 |